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Vœu de l’exécutif sur l’aménagement des rythmes éducatifs à Paris

Ci-dessous le communiqué de presse de la mairie quant à la mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires en attente du vote officiel prévu le 25 mars.

A l’issue d’une concertation de trois mois ayant impliqué l’ensemble des acteurs concernés, l’exécutif parisien soumettra au vote du Conseil de Paris des 25 et 26 mars prochains un vœu relatif à l’aménagement des rythmes éducatifs.

Considérant notamment les enjeux d’un retour à la semaine de quatre jours et demi sur la santé des enfants, leur réussite scolaire ainsi qu’en termes de réduction des inégalités, d’une part, les possibilités d’amélioration des conditions de travail des personnels de la ville offertes par la mise en œuvre de la réforme, d’autre part, et enfin la capacité de la Ville à proposer, en lien avec l’Académie de Paris, aux enfants un temps périscolaire à la fois ambitieux, reposant et correctement articulé au temps scolaire, dans le cadre d’un projet éducatif de territoire, l’Exécutif a émis le vœu que la ville de Paris engage la réforme des rythmes éducatifs dès la rentrée 2013. Dans ce cadre, l’exécutif propose que des activités périscolaires gratuites soient organisées les mardis et vendredis de 15h00 à 16h30 dans les écoles élémentaires, la demi-journée supplémentaire de classe ayant lieu le mercredi matin, et qu’un même dispositif soit mis en œuvre en maternelle, à l’issue d’une discussion spécifique.

L’exécutif parisien souhaite que la réforme s’accompagne de mesures ambitieuses pour réussir pleinement sa mise en œuvre et qu’elle soit l’occasion de progrès significatifs pour l’ensemble des acteurs et spécifiquement pour les personnels de la Ville. Ainsi il sera proposé au Conseil de Paris que la Ville s’engage à :

  • titulariser 450 agents contractuels dès 2013, dont une majorité travaille dans les secteurs scolaires et périscolaires ;
  • recruter par concours 80 animateurs dès 2013, dont 50 issus de la voie interne ;
  • accélérer le plan de déprécarisation des personnels vacataires de la DASCO, de la DAC et de la DJS grâce à la création nette de750 postes dès le budget supplémentaire, en plus des 250 prévus en application du vœu adopté au Conseil de Paris de décembre 2012, intégrant les surveillants de cantine ;
  • mettre en œuvre un plan de formation pour les animateurs ;
  • relever en 2013 le plafond d’heures pour les vacataires ;
  • renforcer les fonctions support à raison de deux agents par circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance (CASPE) ;
  • structurer une filière d’animation avec un corps de catégorie B pour les directeurs de centres de loisirs ;
  • recentrer les agents spécialisés des écoles maternelles (ASEM) sur leur cœur de métier au contact des enfants, grâce à une décharge partielle de leurs tâches de ménage ;
  • renforcer l’accompagnement des enfants en maternelle en créant une centaine de postes d’ASEM, dont 37 postes de coordinateurs en catégorie C+, dès le budget supplémentaire, ainsi qu’un plan de recrutement d’ASEM sur quatre ans avec pour objectif la présence d’une ASEM par classe en petite et moyenne sections se traduisant par la création de 100 postes dans le cadre de chaque budget primitif en 2014, 2015 et 2016 ;
  • ouvrir dès septembre 2013, en complément des 10 postes de PVP ouverts au concours en arts plastiques et musique et des 10 postes prévus en sport, des listes complémentaires à hauteur de 15 postes en art plastique et en musique et de 10 postes en sport.

Parallèlement, les différentes catégories de personnels bénéficieront d’une offre de formations adaptées permettant de garantir un contenu de grande qualité à la mise en œuvre de la réforme.

Enfin l’exécutif souhaite que le dialogue soit poursuivi durant toute la période d’élaboration de la réforme avec la fixation d’un agenda social avant la fin du mois de mars, la réunion d’un CTP central dédié avant l’été, la création d’un comité parisien de mise en œuvre et de suivi regroupant l’ensemble des parties prenantes et sa déclinaison au niveau des arrondissements, et la mise en place d’une commission indépendante pour évaluer annuellement la mise en œuvre de la réforme et le bénéfice apporté aux enfants parisiens.

En proposant d’engager la réforme des rythmes éducatifs, dès la rentrée 2013, l’exécutif exprime par là-même sa confiance dans les capacités du service public parisien à réussir un projet ambitieux mis en œuvre dans l’intérêt des 137 000 enfants concernés.