Tarif de la restauration scolaire 2015 – 2016

Tranche Quotient familial Tarif Tranche Quotient familial Tarif
1 =< à 234 € 0,13 € 6 =< à 1900 € 4,61 €
2 =< à 384 € 0,84 € 7 =< à 2500 € 4,89 €
3 =< à 548 € 1,62 € 8 =< à 3333 € 5,10 €
4 =< à 959 € 2,28 € 9 =< à 5000 € 6 €
5 =< à 1370 € 3,62 € 10 >5000 € 7 €

 

Motion du conseil d’école

Lors du dernier conseil d’école, la FCPE a demandé un point d’avancement du projet de restructuration de l’école.

La représentante de la Ville de Paris a alors annoncé l’annulation totale des travaux promis depuis plusieurs années concernant le rez-de-chaussée de l’école.

Sur proposition de la FCPE, la directrice et les membres du conseil d’école ont adressé un courrier aux représentants de la Mairie et de l’Education nationale.

Le voici :

Mesdames, Monsieur,

Nous vous faisons part d’une motion exprimée en conseil d’école, le 10 novembre dernier, suite à l’annonce par Mme Mériem AZZOUZ, de l’arrêt définitif du projet de restructuration à l’école Truffaut. Le projet consistait en l’agrandissement du réfectoire ( déplacement de la cuisine, du centre de loisirs, de la BCD, mise en accessibilité) impliquant une restructuration de la cour (réfection du sol, construction de toilettes adaptées et répondant aux normes d’hygiène et de sécurité en vigueur). Projet abandonné aujourd’hui car le coût a été jugé exorbitant.

Stupeur générale de tous les membres du conseil d’école puisque la perspective de ce grand projet, mentionné dans plusieurs comptes rendus de conseil d’école, permettait d’accepter les réponses négatives à toute demande de petits travaux de rénovation à l’école.

  • Lors du Conseil d’école du 06 novembre 2010, Monsieur Benessiano, Représentant de la Mairie du XVII ème avait répondu à la question de travaux de rénovation : « Pour mémoire, de gros travaux sont prévus dans l’école (cantine, plafonds, mise en place d’ascenseurs…) mais ne sont pas programmés. »
  • « Sécurité et travaux » était le premier point abordé au conseil d’école du 26 mars 2010. Concernant le projet de restructuration, la réponse de la Mairie était la suivante : « Il est en génèse »
  • Enfin, dans le compte rendu du conseil d’école du 15 juin 2010, il est écrit : « Pour ce qui est des grands travaux de réfection prévus il y a de cela deux ou trois ans, à ce jour, il n’y a aucun changement sur la situation puisque c’est un projet lourd, ambitieux et surtout coûteux. Aussi, Monsieur BENESSIANO nous informe que ce projet n’entre pas dans le programme de cette mandature et semble plutôt se situer au-delà de la mandature suivante (2014), tout en précisant qu’il ne s’agira très certainement que d’une étude si c’est le cas ».

Voilà presque cinq ans que nous accueillons des enfants dans des locaux qui se dégradent. Toutes les demandes de travaux de rénovation ont été rejetées en perspective de la possible réalisation de ce futur grand projet.

La visite d’architecture du 28 mars 2013 avait recensé toute une série de travaux d’aménagement-rénovation des locaux existants, nous citons :

  • « Restructuration des sanitaires sur cour par création de sanitaires pour les maternelles ( priorité 2015 / 2016)
  • Modernisation du sol de cour
  • Réaménagement de la Terrasse
  • réaménagement de la BCD, cuisine, ascenseur, suite à étude AEA
  • création d’un auvent dans la cour… »

Aujourd’hui

L’état de la cour est catastrophique

Les racines des arbres plantés soulèvent le sol et créent des crevasses dans le bitume. La cour devient dangereuse pour les enfants et pour les adultes qui s’y déplacent. Le sol n’est donc plus plan, beaucoup de chutes sont répertoriées. Faut-il attendre un accident grave pour réagir ?

Lorsqu’il pleut fortement, de l’eau stagne devant les toilettes créant une immense flaque d’eau qu’il faut franchir à l’aide de bancs pour accéder aux toilettes. Le scénario est identique lorsque les enfants vont au réfectoire.

Les grilles et les pavés placés autour des arbres sont aussi dangereux. Les grilles se désassemblent, les pavés ne sont plus cimentés entre eux laissant apparaître des trous béants. Un revêtement devait être posé autour de tous les arbres …ce ne fut le cas que pour deux arbres de la cour car le projet est gelé.

Rappelons que la cour accueille 339 enfants âgés de de 3 à 10 ans, dont près de 300 sur le temps de la pause méridienne.

Nous vous invitons à venir sur le temps des récréations.

Les toilettes de cour sont insalubres

Des infiltrations d’eau depuis le toit ont fendillé le mur ; de grandes fissures sont apparues.

La mousse s’installe sur le plafond des toilettes des garçons. Les murs et le sol sont toujours humides. L’air ne circule pas. Il faut ouvrir les vasistas pour en avoir. Il fait froid.

La peinture des murs se craquellent, les boîtiers électriques ont leur couvercle cassé, laissant apparaître des fils électriques. Les murs sont couverts de salpêtre par endroit.

Le toit extérieur est couvert de mousse.

Les portes sont très abîmées. Les verrous se bloquent, des enfants sont déjà restés coincés. Il a fallu quinze minutes avec un tournevis pour les délivrer…. Situation fort angoissante pour des enfants, d’autant plus si ce sont des petits de maternelle. Sécurité ?

On ne peut pas allumer la lumière des toilettes sans devoir retourner au bâtiment central… Les cabines restent donc très sombres.

Il n’y a pas de dévidoir à papier hygiénique à l’intérieur de chaque cabine. Il faut se servir avant d’y aller.

Il va de soi qu’elles ne sont pas adaptées aux enfants de maternelle.

Tous partagent ces mêmes toilettes de cour : enfants de maternelle, enfants d’élémentaire, personnels enseignants.

Ces toilettes sont vraiment hostiles et méritent d’être démolies.

Nous vous invitons à venir les visiter.

Il faut aussi reconsidérer le nombre de sanitaires par rapport au nombre d’individus présents à l’école. Hormis les toilettes de cour (quatre chez les garçons, cinq chez les filles), il y a dans le bâtiment principal, les toilettes spécifiques de la maternelle au premier étage et un seul sanitaire « adulte » par étage. Donc trois sanitaires mis à la disposition des enfants de l’élémentaire ( 226) et de tous les adultes travaillant à l’école ( enseignants, personnels de service, personnels de cantine, animateurs, intervenants divers pour les ARE…). Hygiène ?

En ce qui concerne le lieu de restauration (un petit et un grand réfectoire)

La fréquentation est très importante .

Près de 300 enfants sur 339 inscrits à l’école mangent à la cantine. Il faut organiser de grandes tablées de huit enfants et deux services.

Une fois assis, les enfants sont coincés à leur place, ils ne peuvent pas se lever. Tables et chaises sont imbriquées. Dans le couloir central sont les chariots des repas, le personnel qui sert les repas et les animateurs qui les distribuent. Aucun espace disponible à toute circulation. La question se pose quant à la sécurité des élèves en cas d’incendie. L’évacuation des enfants risque d’être difficile et très longue.De plus, il n’y a qu’une seule porte de sortie.

Le lieu n’est pas agréable, oppressant et très bruyant (80 dB mesurés). Les enfants s’en plaignent souvent.

Nous vous invitons à venir prendre un repas avec les enfants.

Ne serait-il pas judicieux d’envisager la création d’un self-service qui permettrait une plus libre circulation des individus et rendrait aux animateurs leur rôle de surveillants ?

 

La sécurité et l’hygiène des locaux sont deux chapitres essentiels d’autant plus qu’il s’agit de l’accueil de personnes.

Le projet initial était ambitieux, certes, le coût élevé, très certainement.

Cependant, il y a des choix prioritaires à faire.

Aujourd’hui, il nous paraît indispensable de reconsidérer les problèmes évoqués ci-dessus et d’y apporter une réponse constructive.

La discussion reste ouverte. Nous sommes prêts à vous rencontrer pour chercher ensemble des solutions.

Nous espérons que notre courrier retiendra toute votre attention, dans l’intérêt des enfants et du personnel qui y travaillent.

Veuillez agréer, Mesdames et Monsieur, l’assurance de notre considération distinguée.

 

Les Membres du Conseil d’école,                                                                                 La Directrice,